Fracasser le sablier
Lorsque ma langue se déchire et que les mots dégoulinent sur ma page et que mes mains sont souillées d'une bile lugubre et qu'il ne reste qu'a t'observer, je le fais.
Car j'ai brûlé d'amertume et le feu m'a consumé la parole et j'ai longtemps vibré de ton rire mais mes os ont gelé. La mer n'était pas d'espoir mais d'eau car tu m'a laissée couler. Je t'observe d'en bas.
Réjouis-toi.
Le crissement du sable m'a écorché les oreilles et je n'ai plus mal. Mes yeux croûtés de gale comtemplent toujours ton reflet dansant sur le verre et j'oublie que tu n'est que mirage, qu'un souvenir, les vestiges d'un passé doré et le fantôme de tout ce qui est bon et beau.
Mes os, ils tombent un à un. Qu'ils fracassent le sablier. Légère comme le vide, je serai aspirée vers les étoiles.
Toi qui brillait
Comme tu était blanche et lisse je t'ai prise pour un papier, je t'ai souillé de mon image. J'ai eu beau me prosterner, j'ai eu beau tenter, mes larmes de charbon noir t'on piqué comme des aiguilles, mon caractère t'a tranchée comme une lame. Il faut me pardonner, ma perle, si le vent du doute à causé une traînée sale et permanante sur tes lambeaux.
Secoue-toi mais porte ma marque pour toujours. Mes parcelles voleront au rythme de mon souffle qui s'éteint et l'oubli léchera tes blessures. Brille, ma perle, comme dans mes plus beaux souvenirs.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire